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Conseil de l'Ordre des Médecins de Monaco

Textes réglementaires / Le code de déontologie

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Titre II++ : Devoir du médecin en clientèle libre

Le point de vue protestant :

Le but suprême, sous l'angle médical, étant de secourir le malade, tout doit converger vers cet idéal, la conscience demeurant sauve. Cela posé, il reste indiqué souvent de renoncer à trop définir et réglementer, dans le domaine sacré du devoir et de l'obligation, afin de réserver une marge de liberté à la conscience responsable, guidée par la prière spontanée et par l'inspiration personnelle émanée de l'Evangile. Si, avec l'apôtre Paul, on applique le principe axiomatique : Récapituler toute chose en Christ, alors les détails de la conduite pratique s'éclairent moralement, spirituellement, sur le terrain de la coutume quotidienne, et tout se constitue dans l'harmonie d'un équilibre divin.
(Note vue et approuvée par un pasteur de l'Eglise Réformée).

L'avortement thérapeutique envisagé dans l'esprit du Judaïsme :

En vertu du principe divin : Croissez et, multipliez3, la procréation est, selon la loi mosaïque et rabbinique, le but essentiel du mariage4, et toute la législation juive s'inspire du respect absolude la vie humaine, quel que soit son âge ou son origine. Rien n'est prévu dans les Codes religieux du judaïsme concernant l'avortement thérapeutique5. Toute fois un texte talmudique6 rapporte le cas d'une deuxième grossesse survenue après une première, celle ci terminée par le morcellement du fœtus7(5). Dans ces conditions, l'avortement thérapeutique ne semble pas interdit par la religion juive lorsque la vie de la femme ne peut être sauvée que par le sacrifice du fœtus. (Note vue etapprouvée par un grand rabbin).

3Genèse, I 28
4Le Talmud va même jusqu'à assimiler au meurtrier l'homme bien constitué qui ne fonde pas de foyer.
5Le Code religieux prévoit seulement que, lorsque la tête de l'enfant est à la vulve, il n'est pas permis, même poursauver la vie de la mère, d'entreprendre quoi que ce soit qui mette en danger l'existence de l'enfant.
6
Traité de Bekhoroth, p. 46 a.
7L'ensemble du texte en question permet de présumer qu'il s'agissait dans ce cas non d'un feotus mort, mais d'unfœtus encore rivant.

Le médecin qui estime, pour des motifs de conscience, ne pas pouvoir conseiller l'avortement thérapeutique accepté par la femme, ou y participer, doit cesser ses soins et en dire la raison à la famille. Mais il est autorisé, s'il le juge à propos, à revoir la malade à titre amical et à lui donner ses encouragements sans intervenir en aucune manière dans le traitement. Il a, dans ce cas particulier, le droit de reprendre ultérieurement la direction médicale.

Article 37 : Médecine spécialisée et médecine générale

La création d'un diplôme pour l'exercice de certaines spécialités sera une sécurité à la fois pour le malade, pour le spécialiste et pour le médecin. Pour l'instant, il convient de distinguer deux groupes de spécialités :

1/ Celles qui nécessitent une technique ou une instrumentation particulière et une formation spéciale, indépendante de l'étude même approfondie de la médecine générale. Ce sont là de véritables spécialités, qui exigent du médecin qui les exerce une qualification particulière sanctionnée par un diplôme spécial déjà délivré par les Facultés de Médecine ou à instituer, et que le médecin acquiert alors qu'il a terminé ses études de médecine.

2/ Celles qui ne peuvent être considérées que comme une orientation particulière de la médecine ou de la chirurgie générale. Tout médecin est libre d'indiquer luimême la voie dans laquelle il désire plus particulièrement s'engager.

Il devra en faire la déclaration au Conseil de l'Ordre au moment de la prestation du serment. Il convient donc de distinguer des spécialités qualifiées et des spécialités libres.
Des changements peuvent d'ailleurs reproduire dans l'évolution de la médecine et légitimer l'inscription au code de nouvelles spécialités qualifiées. L'exercice des spécialités qualifiées et des spécialités libres reste soumis à l'agrément du Conseil de l'Ordre.

 

Titre II++ : - Devoir du médecin en clientèle libre
Section I - Des spécialités qualifiées

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